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  • Définition
  • Méthodes
  • Stress chez l'humain
  • Définition et symptômes

Le Stress

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Le Stress

« Un changement brutal survenant dans les habitudes d'une personne, jusque-là bien équilibrée est susceptible de déclencher un bouleversement dans sa structure psychique et somatique. »

Le stress est une réponse défensive d'alarme émanant d'un organisme menacé. Aujourd'hui le stress est un mot que l'on entend souvent, un terme récurrent pour expliquer bon nombre de nos désordres psychiques et physiologiques. Notre société moderne est imprégnée de stress, une vie effrénée, un emploi du temps surchargé, des objectifs de résultats, la pollution, le bruit, l'incertitude socio-économique, la perte de repères etc.

Le stress est devenu depuis l'ère de la consommation de masse des années 60 un des facteurs clés du mal être généralisé de nos villes. Il a pris une dimension particulière, une place majeure dans nos esprits à tel point que chacun en connaît intuitivement les effets sans connaître forcément ses origines et surtout les méthodes thérapeutiques consistant à le diminuer.

Nous allons tenter dans un premier temps de définir et de comprendre les processus d'apparition du stress sur le plan physiologique et psychologique.

Une définition du stress :


• Etymologie :

Le mot stress vient du latin, stringere et stressus qui signifient serré. En vieux français stress signifie étroitesse et oppression. Ces recherches étymologiques nous indiquent bien notre ressenti lorsque le stress nous étreint. La gorge et l'estomac se resserrent, la trachée artère se rétrécit et un sentiment d'oppression se fait ressentir sur notre être. Les anciens avaient donc vu juste, mais aujourd'hui grâce aux avancées des sciences nous pouvons établir une définition plus précise du stress sur les différents plans de son action, c'est-à-dire le physique et psychologique, puis le lien psychosomatique qui les unit.

• Physiologie :

Il est souhaitable de comprendre tout d'abord le processus physiologique du stress chez l'animal afin de l'adapter à l'humain. Lorsqu'un animal rencontre un danger quelconque son cortex reptilien (cerveau primitif, instinctif) lui annonce deux solutions possibles dans le but de faire face au stress physique :

- La première, la fuite devant le danger, en s'éloignant ainsi de la source du stress, on élimine les signaux externes qui l'ont causé.

- La deuxième, l'attaque dans le but de supprimer la source du stress et ainsi par là même éliminer les signaux externes qui l'ont fait apparaître.

Physiologiquement, le stress provoque une accélération du rythme cardiaque, une amplification de la respiration, une élévation de la tension artérielle, la sécrétion d'hormones corticosurrénales qui à terme peuvent engendrer des ulcères gastriques et affections dermatologiques.

Aujourd'hui, notre héritage génétique nous a légué ce même cerveau reptilien sur lequel se sont ajoutés par le biais de l'évolution deux autres cerveaux. Le cortex limbique, siège de nos émotions et le néo-cortex siège de l'intellect.
Mais malgré notre évolution, face à des événements qui mettent en danger notre intégrité physique, nous agissons pour la plupart très instinctivement. Là où un seul cerveau (reptilien) nous aurait offert deux options assez simples en vu de la disparition du stress, nous compliquons les choses.

Nous les compliquons et au fond cela fait partie de notre évolution, de ce qui nous diffère de l'animal. Mais le problème est qu'il s'effectue souvent un emballement entre notre cerveau reptilien qui nous dit de fuir ou de nous battre, le cerveau limbique qui indique d'avoir des émotions fortes et notre néo-cortex qui nous demande de comprendre le phénomène.

Ce même Néo-cortex a créé une société civilisée où il est impossible d'extérioriser son stress, de l'effacer ou de fuir les causes. On ne peut agresser son patron par peur de perdre son emploi ou fuir subitement pour les mêmes raisons et bien d'autres encore. Ainsi, l'humain moderne semble prisonnier de son stress, il ne peut le faire sortir et ce stress physique tente de se faire connaître de notre psyché par différents moyens.

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• Psychologie :

On l'a vu le stress agit fortement sur notre corps, il l'oblige à réagir par différents stimulis physiologiques. Mais quand les réponses ne peuvent atteindre leurs finalités, c'est la psyché qui emmagasine l'information et tente tant bien que mal de résoudre les conflits générés. Une action pourrait rétablir l'équilibre psycho-physiologique et entraîner une sensation de bien-être et de satisfaction. Mais il arrive que cette action ne puisse avoir lieu pour des raisons sociales ou morales. Ainsi il convient de comprendre les structures psychiques du stress afin d'établir les méthodes de gestion et de résolution du stress.

Le stress psychologique concerne l'état de tension, de préoccupation ou d'activation excessive subie. Parfois extrême, parfois tonique, il s'agit d'une notion qui est considérée comme un facteur de vulnérabilité dans le développement de pathologies diverses, physiques et mentales.

Psychologiquement, le stress peut prendre plusieurs aspects :

- Des obsessions diverses pouvant découler sur des troubles anxieux sévères liés à l'objet du stress, des imageries mentales récurrentes, cauchemars, peurs incontrôlées.

- Cyclothymie, instabilité émotionnelle, réactions disproportionnées, évitements et vérifications.

- Perte de mémoire, fatigue nerveuse, perte de tonus, démotivation.

La frustration vient s'y ajouter, ce sentiment d'insatisfaction provoqué par le constat du stress où l'on se sent vulnérable et en souffrance et l'incapacité de s'en sortir.

Si le stress psychologique se prolonge sur un long terme, il apparaît des maladies organiques. Ces maladies sont interprétées comme le moyen au corps d'indiquer un malaise psychique. Mais étant donné que physiologiquement le corps n'a pas pu extérioriser le stress, que ce stress a été refoulé violemment il développe une maladie (une maladie est un mal à dire) dans le but d'attirer l'attention sur un problème d'ordre psychique, le stress est somatisé.

• Psychosomatique :

D'après Sami-Ali le stress doit être considéré comme un équivalent de « la situation d'impasse. » Car ni la fuite, ni l'attaque ne sont possibles et ainsi le problème ne trouvant pas de solution s'engage vers la dépression ou la somatisation. Le stress chronique peut engendrer une déficience du système immunitaire, et à terme une cellule anormale peut se développer en cancer.

Le stress possède des influences sur les fonctions digestives et à terme provoque des lésions et des ulcères gastriques. Le stress déclenche de nombreuses hormones corticoïdes responsables des inflammations gastriques comme le montre le schéma suivant.

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Le stress est un effet, il découle d'une cause qui possède en fonction des cas plusieurs origines. On peut dire que les causes du stress se sont complexifiées avec l'évolution du cerveau humain. Au début, très primitif, le stress était dû à une menace physique de l'intégrité du corps. Aujourd'hui bien que le stress continue d'être lié à notre instinct de conservation, il s'est infiltré dans les subtilités de notre psyché. Et au-delà de l'instinct, ce sont les émotions et les interactions avec nos semblables qui causent le stress.

Plus profondément encore, un stress peut être la résultante d'un refoulement inconscient et pas seulement une cause bien identifiée. Souvent on pense que le stress provient de facteurs communs comme la charge de travail, la pression sociale ou autre. Mais viennent aussi se surajouter des facteurs inconscients bien étudiés entre autres par la psychosomatique.

Si l'inconscient ne peut informer le conscient du trouble qui lui pèse, si le barrage du conscient ne peut laisser l'abréaction se produire, alors le trouble se déplace dans le corps et c'est la maladie psychosomatique.

Le schéma suivant montre clairement que le stress forme un barrage entre le conscient et l'inconscient. Il ne permet pas au patient d'aller puiser dans ses ressources inconscientes l'origine du mal être.

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Méthodes et thérapeutiques :


• Stress positif et négatif :

Il est bon de différencier le stress négatif (Distress) et le stress positif (Eustress), le premier s'installe bien souvent de manière chronique et cause à terme des maladies psychosomatiques.

Le second quant à lui consiste en une excitation, un stimuli suffisant pour déclencher une adaptation rapide. Ce stress est caractérisé par une excitation qui mobilise tous nos sens face à elle. On retrouve par exemple dans cette catégorie, le trac de l'artiste ou du sportif ou de l'amoureux avant un premier rendez-vous. Ce stress joue un rôle dans la concentration et la mobilisation des ressources, ce sont des stimulants.

• La gestion du stress :

Maintenant que nous connaissons un peu mieux le stress tout du moins d'un point de vue théorique, il nous est désormais possible d'établir des modalités thérapeutiques.

Le stress est causé la plupart du temps par une impasse relationnelle, un mauvais rapport entre deux ou plusieurs personnes en entreprise ou en famille.

Face à cela il convient d'avoir une attitude honnête avec soi-même, avouer ses torts et ses droits et surtout communiquer par l'auto expression des sentiments.

Ne pas avoir peur de dire oui ou non, savoir mettre fin à une relation trop stressante, écourter une communication ennuyeuse ou faire un point sur les comportements stressants de l'autre.

Prendre le temps pour soi, choisir ses priorités, ne plus se laisser manipuler sans réagir et encore ruminer seul les problèmes.

Voici donc quelques conseils pour impulser une meilleure gestion du stress. Mais dans certains cas ils ne suffisent pas, et là, l'intervention d'un thérapeute s'avère indispensable.

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La thérapie va consister en la reprogrammation des schémas comportementaux du patient face aux situations stressantes et ainsi tenter d'impulser son adaptation et sa compréhension du stress.

• La relaxation psychosomatique :

D'une manière générale les techniques de relaxation ont pour but d'obtenir un contrôle physiologique, réduisant les effets du stress. Même si les méthodes sont nombreuses un objectif commun les rassemble : « la maîtrise de l'équilibre nerveux et hormonal par un ralentissement physiologique général conditionné par la diminution du tonus sympathique. »

• Conclusion :

Nous avons vu à quel point le stress est un mal qui a pénétré notre société moderne par de nombreux accès. Il a envahi notre sphère professionnelle, familiale, personnelle, parasite violemment les rapports humains et plus encore il précarise l'état de santé de la population. Depuis de nombreuses années les thérapeutes élaborent des méthodes toutes plus efficaces les unes que les autres, dans le but de diminuer les effets du stress sur l'humain. Grâce à la compréhension des mécanismes du stress et de son impact psychosociologique, il nous est possible d'espérer voir diminuer à terme certaines maladies psychosomatiques.

Dans un monde ou l'humain se retrouve coupé du tout qui le constitue, des cycles naturels du vivant, la connaissance de soi par le biais des psychothérapies entraînera peu à peu une prise de conscience globale. Cette prise de conscience des conditions psychiques dramatiques de l'humain moderne permettra peut être de voir un jour s'établir des structures sociales qui permettront à l'humain de développer davantage un potentiel encore inexploité.

Stress chez l'humain.

Un événement stressant provoque une réaction en chaîne qui débute dans le cerveau et aboutit à la production de cortisol par les glandes surrénales. Le cortisol active alors en retour deux zones du cerveau : le cortex cérébral pour qu'il réagisse au stimulus stressant (fuite, attaque, immobilisation...) et l'hippocampe, qui va apaiser la réaction. Si le stress est trop fort ou prolongé, l'hippocampe saturé de cortisol ne peut plus assurer la régulation. Le cortisol envahit le cerveau et installe une dépression. Les zones altérées sont l'hippocampe1, l'amygdale, le cortex cingulaire antérieur et le cortex préfrontal.

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Le Système neurovégétatif est le garant du fonctionnement des viscères et des fonctions vitales de base : respiration, digestion, circulation, excrétion. En d'autres termes on dit qu'il assure l'homéostasie, c'est-à-dire les constantes physiologiques telles que la respiration, les battements cardiaques, la pression sanguine. Il régule la température interne et les taux d'acidité ou alcalinité.
Le système neuro-végétatif a recours à deux systèmes qui agissent l'un par rapport à l'autre : le système nerveux sympathique et le système nerveux parasympathique.
Le système nerveux sympathique, situé dans la partie latérale de la moelle épinière, produit de l'énergie et joue un rôle de protection et d'alerte. Il régule la pression sanguine des artères par des mécanismes de vasoconstriction et de vasodilatation. Il agit par l'intermédiaire de deux médiateurs chimiques, l'adrénaline et la noradrénaline.
Le système nerveux parasympathique : constitué par un ensemble de nerfs issus de la région cérébro-spinale, partie la plus basse de la moelle épinière, le système parasympathique se met en branle lorsque l'organisme est au repos. Son rôle est d'alimenter de régénérer le métabolisme et de restaurer l'énergie. Le système nerveux parasympathique agit par l'intermédiaire du médiateur chimique, l'acétylcholine.
Un stress permanent conduit à l'épuisement du système sympathique et à l'hypertonie du système parasympathique, ce dernier n'arrivant plus à régénérer le métabolisme.

Les réponses de l'organisme au stress

Il a été prouvé que la réceptivité au stress varie selon les individus, leur environnement, leur milieu familial, leur passé, mais aussi leurs gènes et leur terrain biologique. Face à un évènement similaire, une personne peut ressentir de l'excitation ou de l'euphorie et l'autre un grand malaise. Toutefois, sur le plan physiologique, les modifications chimiques sont les mêmes : augmentation de la pression sanguine, accélération des battements du cœur et de la respiration, afflux d'hormones vers certains organes.
Les réponses de l'organisme au stress sont multiples et ses manifestations extérieures : afflux de sang au visage ou au contraire visage pâle, sueurs, tremblements, mains moites.
D'autres symptômes comme une sensation d'oppression dans la poitrine, un nœud à l'estomac peuvent se manifester mais aussi crises de tétanie, spasmophilie et tachycardie. Si le stress est fort, des problèmes digestifs sont susceptibles d'apparaitre très rapidement, diarrhées ou constipations, anorexie, gastrites, aérophagie.
Les symptômes respiratoires tels que bronchite chronique, asthme, mais aussi les problèmes génito-urinaires, baisse de l'élimination urinaire, frigidité, éjaculation précoce, impuissance ou excès de libido, sont quelques-uns des effets possibles du stress.

Le stress - définition et symptômes

Définition et causes

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Le stress est ressenti lorsqu'un déséquilibre est perçu entre ce qui est exigé de la personne et les ressources dont elle dispose pour répondre à ces exigences.

Bien que le stress soit perçu psychologiquement, il peut également porter atteinte à la santé physique.

Les facteurs habituellement considérés comme propices au stress d'origine professionnelle sont une absence de droit de regard sur les taches et leur exécution, le fait d'imposer des exigences inadéquates aux travailleurs, un manque de soutien des collègues et de l'encadrement.

Le stress résulte d'un manque d'adéquation entre notre travail et nous, de relations de qualité médiocres, de manifestations de violence physique ou psychologique sur le lieu de travail et de conflits entre notre rôle dans le cadre professionnel et à l'extérieur de celui-ci.

Les réactions à des circonstances identiques varient d'un individu à un autre. Certaines personnes sont mieux armées que d'autres pour répondre à des exigences élevées. L'important est la manière dont l'individu évalue subjectivement sa propre situation. Il n'est pas possible de déterminer le degré de stress qu'une situation est susceptible de causer en se fondant exclusivement sur les caractéristiques de cette situation.

Le stress à court terme, engendré par exemple par l'obligation de respecter un délai, ne constitue pas un problème en soi, il peut en effet stimuler chacun à donner le meilleur de soi-même. Le stress devient un risque pour la santé et la sécurité lorsqu'il est éprouvé dans la durée.

Symptômes du stress d'origine professionnelle

Le fait de ressentir un stress peut modifier la façon dont une personne ressent, pense et se comporte.
Les symptômes sont les suivants:

En ce qui concerne l'organisation:

  • absentéisme, taux élevé de rotation du personnel, respect des horaires médiocre, problèmes de discipline, harcèlement, réduction de la productivité, accidents, erreurs et augmentation des coûts d'indemnisation et de soins de santé.

En ce qui concerne l'individu:

  • réactions émotionnelles (irritabilité, anxiété, insomnies, dépression, hypochondrie, aliénation, syndrome d'épuisement professionnel, problèmes familiaux);
  • réactions cognitives (difficultés de concentration, problèmes de mémoire, d'apprentissage et de prise de décision);
  • réactions comportementales (abus de drogue, d'alcool, de tabac; comportement destructeur);
  • réactions physiologiques (problèmes de dos, immunité affaiblie, ulcères gastroduodénaux, problèmes cardiaques, hypertension).

Le stress : définition

Le stress est un mot d'origine anglaise largement utilisé dans la langue française. Ce mot désigne un ensemble de perturbations physiques, biologiques, et psychiques provoquées par n'importe quelle agression sur l'organisme.

La langue française utilise un terme voisin : détresse qui désigne difficulté alarmante ou situation critique. La traduction française exacte du mot stress est proche de terme : effort ; cependant, l'utilisation populaire en français de ce terme est synonyme de tension nerveuse.

Ainsi, le mot stress est devenu à l'origine de verbes, comme stresser et déstresser.

Le terme stress est utilisé, hors du contexte psychologique, dans son sens premier, c'est-à-dire dans le sens de l'effort. En médecine, un terme comme test de stress cardiaque désigne un test d'effort durant lequel on mesure la réponse du cœur à l'effort demandé. Dans ce cas, la personne subit un test d'effort comme par exemple courir sur un tapis roulant pendant que l'équipe médicale examine les réactions du muscle cardiaque.

Le stress en général est un fait naturel, chaque personne répond aux pressions exercées sur elle par son environnement par un effort biologique et psychique, cette réponse et le stress.

Par conséquent, toutes les créatures vivantes sont dans un échange permanent avec leur environnement, un échange comportemental, le physique et psychique. Ces êtres vivants sont obligés de se défendre contre les agressions, de se protéger contre les perturbations de leur environnement pour assurer leur survie.

En raison de la surabondance du stress dans la vie quotidienne, nous avons tendance en Occident à considérer le stress comme une expérience négative et néfaste. Cependant, le stress du point de vue biologique est une expérience neutre, négative ou positive.

Le stress est lié aux facteurs externes et internes, les facteurs externes incluent l'environnement physique comme le travail, les rapports avec les autres, les défis, compétition, les difficultés de la vie quotidienne. Les facteurs internes du stress sont liés à la capacité de notre corps à répondre à ces défis, et à s'adapter pour mieux assurer sa survie et son bien-être. Ces facteurs internes du stress influencent notre forme physique, notre sommeil et notre qualité de vie.

Sur le plan général, le stress joue un rôle dans la sélection naturelle, la capacité des créatures vivantes à s'adapter, à répondre aux difficultés de leur environnement, à conditionner leur survie. L'approche évolutionniste suggère que ces modifications adaptatives ont joué un rôle dans le développement cérébral des êtres vivants. Ainsi les humains, à la différence des animaux, sont les créatures vivantes les plus adaptées, les plus capables d'assurer leur survie en dépit des difficultés, des agressions de leur environnement.

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Causes de l'anxiété

L'étiologie de la plupart des troubles anxieux est mal connue. La probabilité de développer un trouble anxieux implique une combinaison d'expériences de la vie, de traits psychologiques, et de facteurs génétiques. Les troubles anxieux sont hétérogènes, et le rôle de chaque facteur est relatif. Certains troubles comme le trouble panique semblent avoir une base génétique (Institut National de Santé Mentale, 1998), mais les gènes responsables n'ont pas encore été identifiés. Les autres troubles d'anxiété semblent liés aux événements et au stress de la vie.

Les données de la littérature médicale n'expliquent pas la haute fréquence des troubles anxieux chez les femmes, bien que quelques théories aient suggéré une influence hormonale. Les études sur la réponse féminine au stress suggèrent que les femmes réagissent d'une façon plus large aux événements de la vie (les femmes réagissent aux problèmes affectant les amis, les voisins, les membres éloignés de la famille) alors que les hommes réagissent d'une façon limitée (les hommes limitent leur réaction à leurs propres problèmes et aux problèmes affectant exclusivement leur entourage direct) (Maciejewski et al., 1999).

Le trouble anxieux se distingue par une peur entraînant un état d'excitation (Barbee, 1998). Les troubles anxieux sont aussi une réponse au stress, une réaction défensive qu'on peut intégrer sous le terme réponse au stress aigu.

Dans le langage populaire, le terme "stress" fait référence au stress externe qui peut être physique ou psychosocial, mais englobe aussi la réponse interne au stress.
La précision scientifique distingue les deux nettement : l'événement stressant est le stimulus, et la réaction du corps est la réponse au stress. C'est une distinction importante ; car dans de nombreux cas, l'anxiété existe sans événement stressant externe immédiat.

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Dans les années 80, on pensait que cet axe de locus ceruleus gouvernant la réponse au stress aigu était responsable de l'étiologie d'anxiété (Coplan & Lydiard, 1998), mais les études ont montré les limites de ce modèle ; La réponse au stress aigu est en rapport avec l'excitation plutôt qu'avec l'anxiété.

L'anxiété est différente de l'excitation (Barlow, 1988; Nutt et al., 1998) pour plusieurs raisons :

- L'anxiété est une réponse à un événement stressant qui peut être minime et irréaliste, la réponse est donc excessive et disproportionnée.

- L'anxiété est souvent associée avec des activités mentales et comportementales complexes conçues pour éviter les symptômes désagréables de l'anxiété ou de la panique.

- L'anxiété dure largement plus longtemps que l'excitation.

- L'anxiété peut se produire sans exposition à un événement stressant externe. (Coplan & Lydiard, 1998).

L'anxiété est différente de la peur, car le stimulus qui produit la peur n'est pas présent, ou n'est pas immédiatement menaçant. L'anxiété est dans ce sens une anticipation du danger, un état d'excitation, de vigilance, un état de préparation physiologique pour une menace qui risque d'arriver. Différents facteurs internes ou externes peuvent déclencher les symptômes d'anxiété. C'est une question sans réponse pour le moment, savoir s'il existe une dérégulation de ces systèmes nerveux. Il a été établi, en utilisant l'imagerie que l'amygdala humaine est impliquée dans la réponse de peur. Les expressions faciales de la peur sont gouvernées par l'amygdala selon les études par IRM (imagerie par résonance magnétique) (Breiter et al., 1996).

Les études récentes d'imagerie montrent un lien direct entre un événement stressant et les effets des glucocorticoïdes. En cas de trouble post – traumatique, les études d'imagerie ont trouvé une réduction de la dimension de l'hippocampe. Le volume réduit peut refléter une atrophie de cellules réceptives de ces régions.

De la même façon, les animaux exposés à un stress psychosocial chronique ont cette atrophie de la même région de l'hippocampe (McEwen & Magarinos, 1997). Les augmentations des glucocorticoïdes induites par le stress peuvent être responsables de cette atrophie (McEwen, 1998). Si l'hippocampe est atrophié, l'individu devient moins capable d'utiliser sa mémoire pour évaluer la nature de l'événement stressant (McEwen, 1998).

Panique: causes, et symptômes

Trouble panique ou attaque de panique. Cette maladie est synonyme d'attaques de panique suivies de la crainte de nouveaux épisodes.

Symptômes :

Cette maladie se caractérise par des épisodes inattendus et répétés (nommés attaque de panique) accompagnés d'une peur intense et par des symptômes physiques : douleur de la poitrine, palpitations du cœur, souffle coupé, vertige ou douleur abdominale. Ces symptômes peuvent simuler une crise cardiaque ou une appendicite.

L'attaque de panique

Se définit comme une période limitée d'anxiété ou de malaise intense durant laquelle, au moins, quatre des symptômes suivants surviennent et atteignent leur paroxysme en moins de dix minutes :

  • essoufflement
  • transpiration
  • sensation d'étouffement
  • douleur thoracique
  • nausées
  • étourdissements
  • palpitations
  • tremblements
  • peur de perdre la maîtrise de soi
  • peur de mourir
  • frissons ou bouffées de chaleur

Fréquence

  • selon les études 1,7 % des américains souffrent de trouble panique.
  • 3 % de la population en est atteinte, à un moment ou à un autre de sa vie.
  • Les femmes affectées sont deux fois plus nombreuses que les hommes.
  • C'est une maladie de l'adulte jeune. La moitié des patients affectés sont âgés de moins de 24 ans.
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Les Causes du trouble panique :

  • L'hérédité,
  • Autres facteurs biologiques,
  • Événements stressants de la vie quotidienne : la première attaque survient au cours d'une situation stressante, tandis que les crises subséquentes peuvent n'avoir aucune cause apparente.
  • La cause exacte est inconnue.

Les études soulignent que des régions spécifiques du cerveau sont impliquées dans le trouble panique. Il a été trouvé que la réponse de la peur du corps est coordonnée par une petite structure dans le cerveau « amygdala ». Le déséquilibre des neurotransmetteurs ( sérotonine ) a été évoqué.

Maladies associées

La recherche montre que le trouble panique peut coexister avec d'autres maladies. Le trouble panique peut conduire à l' agoraphobie ou vers d'autres phobies afin d'éviter toute situation pouvant aggraver leur trouble.
40 - 80 % des personnes atteintes du trouble panique souffrent de dépression aussi. 30 % des patients affectés mentionnent aussi un abus d'alcool , et 17 % consomment des drogues pour alléger leur angoisse et leur détresse.

Traitements disponibles

Anxiété: classification et fréquence

L'inquiétude est une émotion complexe associant appréhension et peur, accompagnée de sensations physiques de type respiratoire, digestives, cardiaque ou autres. Chacun a expérimenté l'anxiété durant les événements de la vie comme les examens scolaires, ou les interventions chirurgicales, etc. Dans ces cas, le stress devient intolérable, et se transforme en appréhension. Cette peur et cette appréhension sont légitimes car leur cause est connue.

L'anxiété est une inquiétude pathologique

qui peut exister isolée ou associée à d'autres maladies (dépression, psychose). L'anxiété est une souffrance mentale qui arrive en anticipation, peur anormale accompagnée généralement de manifestions physiques comme la transpiration, augmentation du rythme cardiaque pour faire face à la menace.
Les personnes présentant un trouble anxieux souffrent d'appréhension durable et sans cause réelle et justifiable, appréhension engendrée par des situations irréalistes ou leurs simples évocations. Cette peur empêche ces personnes de se concentrer, de prendre part aux risques de la vie quotidienne et personnelle.

L'anxiété est rarement isolée, elle s'accompagne d'autres maladies comme la dépression ou le trouble panique. L'anxiété peut d'accompagner de manifestations douloureuses, ou émotionnelles.

Les troubles d'anxiété incluent selon le DSM-IV:

  • le trouble panique (avec et sans agoraphobie),
  • agoraphobie (avec et sans trouble panique),
  • trouble d'anxiété généralisée,
  • phobie spécifique et phobie sociale,
  • trouble obsédant compulsif,
  • trouble de stress aigu ou trouble de stress post traumatique (DSM-IV).

Pathophysiologie:

La cause exacte de l'anxiété demeure inconnue. On peut citer les trois théories majeures disponibles dans la littérature médicale : théorie psychanalytique, comportementale et biologique.

La réponse physiologique induite par un taux élevé de catécholamines joue un rôle important dans l'anxiété. Il a été supposé que l'anxiété résulte de troubles du cortex cérébral, et du système de limbe (hypothalamus, septum, hippocampe), et autres centres (thalamus), et les liens entre ces structures.

Les neurotransmetteurs associés à l'anxiété sont : norépinephrine, acide gamma- aminobutyrique, et la sérotonine. L'efficacité des benzodiazépines dans le traitement de l'anxiété implique l'acide gamma- aminobutyrique. Les médicaments qui affectent la norépinephrine comme les euphorisants tricycliques ou les inhibiteurs de l'oxydase monoamine sont efficaces. Les données concernant la sérotonine sont moins étudiées dans l'anxiété.

La fréquence:

Les troubles anxieux sont fréquents dans toutes les cultures (Regier et al., 1993; Kessler et al., 1994; Weissman et al., 1997). Les données américaines montrent que le trouble Panique affecte 1,5 à 3,5 % de la population dont la moitié souffre d'une agoraphobie ou d'un trouble dépressif majeur. Les troubles phobiques ont une prédominance chez 10-13 % de la population et incluent plusieurs sous-catégories. La fréquence du trouble d'anxiété est de 3- 5 %, en général.

Le lien entre les troubles d'anxiété et le suicide demeure sous-estimé, mais il existe une certitude que le trouble panique et l'agoraphobie, en particulier, sont associées avec un risque majoré de tentative de suicide (Hornig & McNally, 1995; Association Psychiatrique américaine, 1998). 20-30 % des patients souffrant de trouble panique ont des symptômes chroniques évoluant sur dix ans ou plus. Dans certaines cultures, la fréquence des troubles d'anxiété peut être différente selon les données culturelles, incluant des troubles dus à une origine religieuse ou sociale. Il est indispensable de distinguer les tabous, des troubles d'anxiété ou de l'agoraphobie. En général, la proportion femme/homme est 2/1. Le trouble panique sans agoraphobie est diagnostiqué deux fois plus chez les femmes. L'agoraphobie est souvent diagnostiquée 3 fois plus chez les femmes.

Le trouble d'anxiété généralisé est diagnostiqué dans 65 % des cas chez la femme. Le trouble panique est fréquent à la fin de l' adolescence et à la quatrième décennie de vie. Les troubles phobiques, ou le trouble d'anxiété généralisée ont tendance à se produire à la fin de l'adolescence tardive ou à la troisième décennie de vie.


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